Deux articles intéressants pour le devenir du Centre ont paru dans les DNA du jeudi 29 octobre 2015. Ils concernent la restructuration architecturale de la Cité Rotterdam et la vente de l'immeuble 44 rue d'Ypres qui n'est autre que le bâtiment dans lequel siège le Centre Rotterdam (au 42 qui est attenant).

Premier Article :

Conseil des XV - Rénovation de l’immeuble dit « des célibataires » Du balnéaire rhénan au 44, rue d’Ypres

CUS Habitat s’est séparé du 44 rue d’Ypres, à la cité Rotterdam. L’immeuble sera réhabilité par Edifipierre, dans un style balnéaire rhénan. La commercialisation des quelque 77 appartements devrait commencer au printemps 2016.


La façade blanche, côté sud, a été imaginée par le cabinet d’architectes Heintz, Kehr et associés comme une façade de cité balnéaire, avec ses ouvertures sur le paysage, ici le bassin des Remparts et le port de Strasbourg. Rajout de balcons pour les premiers étages, terrasses en retrait plus haut, avec larges baies vitrées. Plus on monte, plus la vue est chouette, c’était déjà le cas avant.

Le projet, visé par l’architecte des bâtiments de France, tire avantageusement parti de la hauteur de l’édifice. Edifipierre, implanté en Alsace, Lorraine, Bourgogne et Franche-Comté, dirigée par Francis Meppiel, porte la réhabilitation.

Moderniser l’existant, c’est un domaine que le promoteur aime bien. Témoins ses bureaux, dans un immeuble qu’il a rénové, le BGV, rue de Sarrelouis, mais aussi l’ancienne Pharmacopée, à la Meinau, ou encore, bientôt, la Maison du bâtiment, place de Haguenau.

Pour mener à bien le projet, Edifipierre va s’appuyer sur l’entreprise générale KS Construction. L’immeuble dit « des célibataires », au 44 de la rue d’Ypres, totalise sur 10 étages 97 studios et petits deux pièces. Il sera complètement « curé », restera la structure de béton, la trame du bâtiment ancien.

Le traitement des coursives caractéristiques de cet immeuble construit au milieu des années 50, qui donnent sur la rue d’Ypres, n’est pas encore arrêté, mais elles devraient demeurer. L’objectif est d’y aménager des petits appartements, éventuellement jusqu’au 4 pièces si besoin, ça reste encore à définir. « Il est plus facile de réunir que de diviser », note Francis Meppiel.

Vendu pour 2 835 000 €

CUS Habitat, qui travaille à la rénovation de la cité Rotterdam depuis de longues années (lire ci-dessous ), a décidé dès le départ de se séparer du 44, trop lourd financièrement à rénover, sans compter la difficulté d’intervenir en site occupé, compte tenu des petits espaces. L’immeuble s’est vidé progressivement et il a été cédé officiellement au promoteur en juin 2015 pour un montant de 2 835 000 €. Pour Edifipierre, l’investissement global devrait être de 13 350 000 euros, c’est une première estimation.

Les qualités thermiques et acoustiques, de même que la prestation, en feront un produit haut de gamme. Mais les quelque 77 logements, chiffre qui peut évoluer à la marge, seront vendus à des primo-accédants et à des investisseurs. L’objectif est de toucher aussi un public jeune. Le prix du m², qui n’est pas encore arrêté, devrait donc rester raisonnable, indique encore Francis Meppiel.

Le permis de construire doit être déposé début janvier 2016, la commercialisation démarrer au printemps, les travaux en septembre.

Dna du 29 octobre 2015 - Myriam Ait-Sidhoum

 Second Article :

 

Conseil des XV - Réhabilitation de la cité Rotterdam Les habitants ont dit « oui »

Les 712 logements de la cité Rotterdam vont être rénovés, la majorité des locataires ont - cette fois - accepté le programme de CUS Habitat, bailleur social du quartier. Une chaufferie doit être construite, de même qu’un nouvel immeuble de 60 logements.

 

Le nouveau programme , pour être moins ambitieux que le précédent, inclut toujours la restructuration du système de chauffage ainsi que le réaménagement des parties communes et des espaces extérieurs.

Pour mémoire, une pétition contre l’augmentation annoncée des loyers, signée par une majorité d’habitants, avait eu valeur de refus des accords locatifs en 2013 et conduit à l’ajournement du programme de réhabilitation précédent. Il a depuis été revu et la décision a été prise de limiter les interventions dans les logements.

Pour ce qui est du chauffage, une chaufferie au gaz sera construite à la place des anciens ateliers de CUS Habitat, avec sous-stations dans chaque bâtiment, remplacement de la distribution hydraulique et mise en place d’une régulation « thermostatée ».

Pour ce qui est des parties communes, il est prévu, entre autres, de sécuriser les entrées d’immeubles, de reprendre les coursives ou encore de remplacer les revêtements des sols des cages d’escalier, de condamner et désinfecter les vide-ordures. Les 130 places de stationnement seront, elles, redistribuées et éloignées des façades, des arceaux à vélo vont apparaître, les luminaires seront modifiés.

Une hausse de 13,5 % du loyer

À côté de la chaufferie doit être construit un bâtiment de 60 logements, comprenant un espace associatif de près de 300 m2 qui devrait être réservé au centre culturel et social Rotterdam. Le centre est pour l’heure situé au 42 rue d’Ypres et surtout « collé » au 44, qui est lui passé dans le giron du privé et va être complètement transformé (lire ci-dessus).

La rénovation aura un impact sur le loyer. La hausse est évaluée à 13,5 %, mais cela devrait « rester raisonnable, compte tenu de la diminution des charges », indique le conseiller municipal et député Philippe Bies, président de CUS Habitat. Pour le précédent projet, la hausse moyenne avait été évaluée à + 25 %. L’élu ajoute que le chantier se déroulera en plusieurs phases, prévient que ça devrait être long. La première tranche de travaux commencera au 1er trimestre 2016, le calendrier doit être précisé aux habitants ultérieurement.

Le Chiffre : 29 300 000€ c'est le montant des travaux de rénovation de la cité Rotterdam, coût de la nouvelle chaufferie compris, dont 27 371 191 € pour le chauffage et la réhabilitation, 1 928 809 € pour la résidentialisation. Par logement, cela va représenter une moyenne de 41152 €.

Dna du 29 octobre 2015 - Myriam Ait-Sidhoum